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3 octobre 2013

Initiative pour les soins chirurgicaux de la Saskatchewan – Plus rapides, plus sûrs et plus intelligents

Mark Wyatt est sous-ministre adjoint au ministère de la Santé et ancien directeur général de l’Initiative pour les soins chirurgicaux de la Saskatchewan.

Trois sur quatre.

Voilà une façon simplifiée de décrire l’engagement qu’a pris le gouvernement de la Saskatchewan au printemps de 2010 selon lequel tous les patients pourraient subir leur chirurgie dans les trois mois après leur inscription sur la liste d’attente. Le gouvernement s’est donné quatre ans pour remplir cet engagement, dont l’échéance est fixée au 31 mars 2014.

Pour une province qui affichait des temps d’attente en chirurgie parmi les plus longs au pays, il s’agissait là d’un objectif auquel le temps accordé, pour certains, n’avait aucun bon sens. Les sceptiques et les convaincus ont tout de même entrepris cette course ensemble en sachant qu’il n’y avait pas d’autre solution. Les patients avaient parlé, comme en fait foi un examen détaillé du système de santé de la province effectué selon leur point de vue.

Ainsi, on a créé une coalition formée de patients, de fournisseurs de soins et de dirigeants de l’ensemble du système de santé, sans oublier plusieurs vétérans des forces anti-listes d’attente. Le message était clair : l’accès aux soins est important, certes, mais pas moins que leur qualité, leur sûreté et la compassion avec laquelle ils doivent être prodigués aux patients. De toute façon, il est impossible d’atteindre des objectifs durables en matière d’accès sans tenir compte des facteurs de qualité et de sécurité. Mais il ne faut pas se borner à la salle d’opération, car les solutions pour transformer l’expérience vécue dans le cadre d’une intervention chirurgicale se trouvent également en amont et en aval. Ces sages propos ont servi de ligne de départ à la course et en ont inspiré la devise Plus rapides, plus sûrs et plus intelligents.

Retour à l’automne 2013. Comme nous approchons des six derniers mois de ce périple de quatre ans, les résultats et les leçons de l’innovation dans le système de santé deviennent manifestes. En effet, l’initiative a suscité d’immenses succès et aussi quelques, euh... « travaux en cours », appelons les comme ça.

À six mois de la fin de l’initiative, donc, notre objectif en matière d’accès n’est plus très loin. À l’échelle de la province, 80 % des patients obtiennent leur chirurgie dans les trois mois, et 91 % d’entre eux l’obtiennent dans les six mois. Nous nous attendons à ce que la plupart des régions atteignent une norme de trois mois d’ici mars 2014. Il est à noter que la région Qu’Appelle de Régina, dont les temps d’attente sont partis dans la mauvaise direction avant que l’on renverse la vapeur en 2013, aura besoin d’une année supplémentaire. Le fait d’avoir établi un objectif ambitieux a contribué à ce que l’état d’esprit collectif se ravive, et que, des progrès graduels habituels, on passe à des actions et à des résultats spectaculaires. Lorsque nous arriverons à notre destination finale, en cinq ans au lieu de quatre, toutefois, je m’attends à ce que la majorité des patients accueillent le résultat avec plaisir. Un engagement mou où l’on ne ferait qu’espérer une amélioration de la situation n’est pas envisageable.

Sur le plan de la qualité et de la sécurité, notre mise en œuvre de la liste de vérification des chirurgies sécuritaires a très bien fonctionné (selon nos dernières données, 96 % de succès à l’échelle provinciale), et nos progrès ne cessent de croître en matière de conciliation médicamenteuse au moment de l’admission (84 %). La révolution en matière d’amélioration de la qualité selon la méthode LEAN en cours en Saskatchewan crée des avantages concrets pour ce qui est des soins prodigués, du roulement des patients et de la prévention des préjudices. La centralisation des dossiers des patients et les parcours pour les patients ouvrent pour leur part la voie aux évaluations et aux traitements en temps opportun. Et ceci n’est que l’effleurement du potentiel des aspects plus sûrs et plus intelligents des soins chirurgicaux.


Même si de prodigieuses améliorations ont été réalisées, le prochain défi sera de travailler comme un seul corps pour consolider nos acquis et poursuivre nos améliorations. L’Initiative pour les soins chirurgicaux de la Saskatchewan montre les possibilités d’un groupement de gens dévoués autour d’une vision commune et d’un objectif ambitieux; elle montre aussi comment, si on leur laisse le champ libre, ces gens font bouger les choses. Pour en savoir plus, visitez le www.sasksurgery.ca.

* CLIQUEZ ICI pour voir la vidéo mettant en vedette Mark Wyatt et ses collègues, où l’on constate comment l’Initiative pour les soins chirurgicaux de la Saskatchewan a permis de réduire les temps d’attente en chirurgie.

BASE : un système qui change la communication entre médecins de soins primaires et médecins spécialistes



Dre Erin Keely occupe le poste de chef à la Division d'endocrinologie et de métabolisme de l'Hôpital d'Ottawa; elle est également professeure au département de médecine et d'obstétrique ainsi qu'au département de gynécologie à l'Université d'Ottawa.

Au Canada, le temps d'attente lié aux soins spécialisés demeure la plus grande barrière à l'accessibilité des soins de santé. Des périodes d'attente interminables, des soins mal coordonnés, une communication déficiente et des dédoublements de tests peuvent perturber sérieusement la transition des soins, se traduire en traitements inappropriés, provoquer l'insatisfaction des patients et même présenter un risque pour la santé.

Le projet Champlain BASE (Accroître l'accès aux spécialistes par la voie de la consultation électronique) a été conçu pour simplifier et accélérer l'accès des fournisseurs de soins primaires à l'expertise des médecins spécialistes dans le but d'améliorer la prestation des soins aux patients.

Le service de consultation électronique est un système Web sécurisé grâce auquel les fournisseurs de soins primaires soumettent des questions aux spécialistes. Ils peuvent joindre aux demandes d'aiguillage des renseignements supplémentaires sur les patients tels que des résultats de tests de laboratoire, des images numériques et des antécédents médicaux; ainsi, ils éliminent la nécessité de répéter des tests parfois coûteux ou douloureux. Normalement, les fournisseurs de soins primaires reçoivent une réponse de la part des spécialistes en trois jours, ce qui contraste avec les nombreux mois que doivent parfois attendre les patients avant d'obtenir un rendez‑vous avec un ou une spécialiste. Qui plus est, puisqu'il les incite à discuter directement des dossiers, le système permet d'améliorer la communication et la relation entre les médecins de soins primaires et les médecins spécialistes.
Dre Jennifer Ozard

À l'heure actuelle, environ 25 % des fournisseurs de soins primaires et des spécialistes de 26 domaines différents se servent de la plateforme électronique, laquelle a fait l'objet de plus de 1 300 consultations. Sans l'existence de ce système, 40 % de ces consultations se seraient traduites par des visites de patients en personne dans les bureaux des spécialistes. Il est à noter que ces derniers, dans la plupart des cas, ont donné leurs consultations électroniques en moins de dix minutes!

Notre service de consultation électronique convivial est susceptible de réduire sensiblement les temps d'attente, car il aidera les fournisseurs de soins primaires à obtenir plus facilement l'avis des spécialistes sans avoir à diriger leurs patients en personne. Toutefois, si l'on veut appuyer la consultation électronique et lui faire prendre de l'expansion pour qu'elle demeure une solution durable aux longs temps d'attente, il faut revoir le barème d'honoraires des médecins et y inclure des codes de frais associés aux consultations électroniques.

*CLIQUEZ ICI pour voir la vidéo mettant en vedette la Dre Keely et ses collègues, où l'on voit comment le projet Champlain BASE a amélioré la communication entre médecins de soins primaires et médecins spécialistes.

1 octobre 2013

Allons continuer la conversation


Shilpi Majumder, Ph. D., Chef des politiques, Le Conseil canadien de la santé
Les Canadiens parlent de notre rapport, Meilleure santé, meilleurs soins, meilleure valeur pour tous : Recentrer la réforme des soins de santé au Canada, que nous avons publié le 19 septembre 2013. Notre président, le Dr Jack Kitts, a parlé à l’Economic Club of Canada du rapport en soulignant la nécessité d’harmoniser les activités du système de santé afin d’obtenir des objectifs équilibrés soutenus par les catalyseurs principaux (leadership, politiques et lois, renforcement des capacités, innovation et diffusion, mesure et rapports). Ce rapport a suscité un vif intérêt et de nombreuses questions qui ont été saisies et mises en ondes par la chaîne des affaires publiques par câble à Ottawa. Par ailleurs, les sources médiatiques suivantes ont mentionné le rapport, et divers organismes de santé ont appuyé notre travail en publiant leurs propres communiqués de presse ou en affichant des commentaires en ligne :  

·              Le Globe and Mail s’est penché sur les déceptions qu’ont suscitées les réformes de santé au cours de la dernière décennie par l’entremise d’un article de David Andreatta du 19 septembre et d’un article de Jeffery Simpson du 20 septembre. Les deux articles ont généré de grandes conversations en ligne.

·              Un article publié dans iPOLITICS a réitéré les conclusions du rapport, et la porte-parole du NPD en matière de santé, Libby Davies, a appuyé les messages en disant que le gouvernement fédéral « devait retourner à la table des négociations ».

·              Un éditorial du Dr Kitts a été publié dans l’Ottawa Citizen du 19 septembre 2013.

·              Un essai de notre chef de direction, John G. Abbott, présentant les répercussions du rapport, a été publié dans le site Web Longwoods.

·              Des entrevues avec CBC Radio Canada International et des radiodiffuseurs régionaux ont suivi.

·              L’émission Power Play de CTV, avec Don Martin, a mentionné les conclusions du rapport.

·              Par ailleurs, le rapport a motivé de nombreux lecteurs à consulter notre blogue.  

·              Ce rapport a également reçu l’appui des organismes suivants :





o   ehospice

On nous pose continuellement la question suivante : Si le Conseil de la santé n’était pas là, qui ferait l’appel à l’action et la mise en place de l’approche proposée?

Nous percevons l’approche que nous préconisons pour transformer le système – objectifs équilibrés soutenus par les catalyseurs – comme une méthode que tous les systèmes de santé, qu’ils soient gérés par une province, une région ou un organisme – peuvent adopter comme vision globale. Nous espérons en même temps que, grâce au leadership fédéral et à la collaboration de l’ensemble des provinces et des territoires, ce rapport sera une source de motivation pour transformer le système de santé dans le cadre d’une approche nationale.

Mes collègues et moi-même avons consacré énormément d’efforts à la rédaction de ce rapport, et nous sommes heureux de voir le vif intérêt et les réactions positives qu’il suscite. Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à ce rapport de leur excellent travail, ainsi que tous les réviseurs externes qui nous ont fourni de précieux commentaires.

Nous invitons la population canadienne à nous faire part des expériences qu’elle a vécues en matière de soins de santé au cours de la dernière décennie et de la façon dont elle aimerait que la santé et les soins de santé changent.   

Nous encourageons les leaders des systèmes de santé à poursuivre la conversation. Dites-nous comment les travaux de votre organisme s’harmonisent avec l’approche que nous préconisons, et s’il existe des lacunes importantes.